Bienvenue dans ma demeure…

Je vous salue, Je me nomme Alex Finn et je suis écrivain dans la ville de Boston.

Je suis né en l’an de grâce 1900 et j’ai commencé ma carrière en tant qu’archiviste et restaurateur d’œuvres dans la grande bibliothèque de Boston. Étant un véritable passionné des livres je me suis intéressé à beaucoup de sujets dont les forces et légendes occultes. Je me suis même constitué au cours de ma carrière une véritable collection.

Mais ma vie à considérablement changé quand j’eus 25 ans. Si vous êtes ici, je dois en conclure que vous avez entendu parler de moi. Ou peut être êtes-vous juste curieux? Je tiens à vous prévenir, ce que vous lirez ici s’est réellement passé car je l’ai personnellement vécu. Et croyez-moi, il n’y a pas de honte à abandonner. Après tout, la moitié de ce que j’ai du affronter au cours de ma vie suffirait à rendre fou n’importe qui.

Vous désirez malgré tout continuer? Très bien, je vous aurais prévenu après tout. Eh bien, installez-vous confortablement, allumez une petite lumière pour vous rassurer et osez plonger dans mes aventures, les aventures d’Alex Finn, le grand écrivain occulte de Boston.

 

 

Publié dans Non classé | Pas de Commentaires »

Première nuit

Ce fut la douleur intense de la balle se logeant dans mon épaule qui me fit reculer. Je lâchai un bon paquet d’injures en tentant d’arrêter le saignement. Le seul bon côté, c’est que cela ramena le détective privé à la réalité.

Bien sur, un malheur n’arrivant jamais seul, un autre cri retenti dans la forêt, assez proche de notre position. Thomas et Marvin se portèrent volontaire pour aller voir ce qu’il se passait. John choisi de rester afin de me donner les premiers secours. En effet, même si ma blessure n’était pas mortelle sur le coup, aucun organe vital n’avait été touché après tout, elle saignait abondamment je craignais de me vider de mon sang.

L’archéologue, après avoir tenté sans succès de me retirer la balle, décida de me faire un garrot pour arrêter l’hémorragie. Mais notre campement fut visité par un ours. Terrifié, je reculais, prête à m’enfuir tandis que John sortait son arme. Cependant, l’ours ne nous attaqua pas. Il se contenta de traverser notre position comme s’il s’enfuyait  avant de disparaître dans l’obscurité des bois au milieu de la nuit.

Fort heureusement, nous n’avons plus été dérangés le temps que John ne fasse mon garrot et que nos compagnons partis ne reviennent.  Ils nous apprirent avoir trouvé le corps d’un jeune homme poignardé et qui était mort en tentant de s’enfuir. Il venait d’un campement un peu plus au nord appartenant à un groupe de jeunes artiste de l’université de Boston. Et, selon Thomas et Marvin, le campement était vide.

Nous décidâmes de nous rendre tous au campement des artistes le lendemain matin, me laissant ainsi le loisir de me reposer un moment. En effet, j’étais la seule du groupe à ne pas avoir dormi jusqu’ici et cela commençait à se faire sentir. Les paupières lourdes, la sensation d’être spectateur des évènements… Si je restais dans cet état de fatigue, je n’aurais pas servi à grand chose pour la suite des évènements.

Je m’allongeai à même le sol et m’endormis presque aussitôt malgré la douleur lancinante dans mon épaule causée par cette balle. Sur le coup j’ai maudit le détective de tous les maux mais, maintenant que j’y réfléchissais, je ne lui en voulais plus. J’ignore ce qu’il avait pu voir dans son cauchemar mais ça l’avait profondément traumatisé. Il avait été en état de choc et je n’aurais pas été surprise s’il m’avait dit ne pas nous avoir reconnus. Je laissais de côté ces réflexions pensives et plongeais dans le sommeil.

Je me retrouvais devant une cabane au milieu des bois. J’étais incapable de bouger le moindre muscle et de formuler le moindre mot. La porte de la cabane s’ouvrit et un groupe de cadavres marchants portant un uniforme de la guerre de sécession s’avança vers moi. je voulus m’enfuir à toute jambes mais mon corps ne me répondait plus.  Les morts se rapprochèrent de plus en plus de moi et j’en remarqua un qui s’approchait plus que les autres. Je pouvais voir son visage dévoré par les vers, ses vêtements mouillés et en lambeaux par le temps, ses yeux vides braqués sur moi, ses mains froides et puants à quelques centimètres de mon visage, son sourire grimaçant tourné à mon intention… Cette seule vision suffit à me porter à la limite de l’évanouissement. J’entendis alors dans mon esprit une voix qui me répéta en boucle

« rejoins-nous… Rejoins-nous… Il t’accordera l’immortalité… Rejoins-nous… »

Je m’éveillais en hurlant de terreur pour voir Thomas soulever la chemise que je portais. La peur et la colère me permis de lui envoyer un coup violent qui le fit reculer. J’étais mort de peur. Je jetai des regards tout autour de moi pour m’assurer d’être dans le monde réel. La puanteur mouillée de ces corps mouvants me restait encore en travers de la gorge et je retins de justesse un était nauséeux particulièrement violent.

Je fus rapidement calmé par mes compagnons et je leur racontait mon cauchemar qui se révéla être le même que celui de Thomas. Même si nous n’avons pas dit un mot sur le moment, je suis sûr que nous étions tous paniqués au fond de nous-même. Que se passait-il dans cette forêt. Je pensai même à repartir comme un lâche à Boston pour ne plus être victime de cette vision. Mais je me fis mentalement violence. La jeune fille kidnappée avait besoin d’aide et si je m’enfuyais, je le regretterais toute ma vie.

Nous décidâmes donc de nous remettre en route vers le campement des jeunes artistes mais je craignais de me retrouver en face de cette armée de morts. J’ai pensé sur l’instant que, si nous étions venus à les rencontrer, je deviendrais sûrement fou….

Publié dans La chasse à l'homme de Green Moutain | Pas de Commentaires »

début de la chasse

Notre groupe s’enfonça dans la forêt selon les directives du shériff et selon mes indications pour que nous évitions de nous perdre. Nous devions, avec tous les autres groupes, nous répartir en cercle autour du secteur où les bandits s’étaient réfugiés et les prendre en tenaille en diminuant la taille du dit cercle.

Mais des tensions se créèrent très vite entre Thomas et moi. Il se pavanait avec ses nombreuses ressources que lui octroyaient son rang et sa fortune tout en cherchant à découvrir mon secret familial de façon beaucoup trop appuyée. Je dois avouer que je dus me retenir à plusieurs reprises de lui faire savoir ce que je pensais de ses manières. Nous étions partis dans les bois depuis deux heures à peu de choses près quand un bruit terrible se fit entendre et personnellement me plongea dans un état de terreur due au fait que je l’entendais pour la première fois. On nous avait tiré dessus. Je me retint à grand peine de hurler et me mis à couvert  derrière un arbre. De ma position, je pus distinguer Marvin qui avait une zébrure sanglante qui lui barrait la joue. Quelques centimètres plus haut et son corps se serait effondré sur le sol forestier de Green Moutain sans vie. Il avait tiré son arme et était près à s’en servir.

Je ne sais plus vraiment comment cette situation se régla mais le tireur n’était qu’un enfant qui s’entraînait au rudiments de la chasse avec son père. Le tir avait été accidentel. Je ne laissais pas transparaitre mon soulagement et suggérais qu’ils fassent une petite pause de quelques jours concernant cet entraînement à la chasse. Mais ils purent nous apprendre des choses intéressantes et inquiétantes sur ce qu’il se passait dans la forêt depuis quelques temps. Sur le moment cela ne me parut pas plus important que ça mais je me rendrais bien vite compte à quel point j’avais eu tort.

Le père nous révéla que le gibier se faisait rare dans les bois et que des rumeurs concernant des fantômes hanteraient les lieux, terrorisant les pauvres passants. Les propos du gérant de la quincaillerie me revinrent en mémoire et je me maudits intérieurement pour ne pas avoir demandé des informations à cet homme.  Il nous demanda également de prévenir un ami qui s’entraînait comme eux à la chasse avec son fils pour qu’ils puissent se mettre à l’abri, du moins, jusqu’à ce que cette histoire de kidnapping soit réglée.

Mais ce qui titilla mon attention fut la mention de cauchemars que ferait l’enfant depuis qu’ils étaient partis s’entraîner dans les bois. Je me tournai vers l’enfant qui fut instantanément mal à l’aise. Plus que gêné, je vis qu’il avait peur. Je décidai de l’interroger mais en douceur, voulant le rassurer en même temps. Mais à peine eus-je le temps de calmer l’angoisse du jeune chasseur que Thomas tourna en ridicule mon intervention et s’amusa à tourmenter ce pauvre gosse qui n’avait rien demandé.

A cet instant, ma colère et les tensions que cet homme avaient installés en moi explosèrent. Je lui fonçais dessus, décidé à lui faire ravaler sa langue de vipère. Il esquiva habilement ma charge et me desservis un uppercut bien placé mais cela ne me découragea pas. Il retenta une attaque que je vis venir et j’évitai son poing. Je levai le mien et je sus à cet instant que quoi qu’il puisse tenter, Thomas allait déguster… Sauf que Thomas ne reçut jamais le coup. Marvin se plaça entre nous deux en voulant nous séparer mais il ne put bloquer mon coup qui le frappa à l’estomac. Il se plia en deux sous le coup de la douleur, ce qui stoppa ma colère et mon élan de violence.

Je me repris instantanément. Je ne sus que dire pour exprimer mon regret mais cela n’effaça pas mon ressentiment à l’égard de Thomas. Après avoir vu le père et le fils s’en aller, ce qui déclencha une étincelle de honte devant mon comportement immature devant eux mais sans laisser cela apparaître, nous reprîmes la route sans croiser quelqu’un jusqu’à ce que la nuit tombe. John trouva sans soucis un petit endroit tranquille pour camper sereinement et je me portai volontaire pour le premier tour de garde, laissant le groupe se reposer après cette trop longue marche.

Malheureusement, cet instant de silence et de calme fut de trop courte durée. Tous mes camarades se réveillèrent en sursaut au même moment, complètement terrifiés. Marvin était dans un tel état d’affolement qu’il pointa son arme dans notre direction et je ne doutai pas un seul instant sur sa capacité à nous tirer dessus. Thomas, que le rêve n’avait sans doute pas perturbé plus que ça, réussit à désarmé violemment Marvin. Je décidai alors de tenter de l’apaiser comme avec l’enfant plus tôt dans la journée. Mais j’ignorai jusqu’à quel point le détective privé était terrorisé et surtout, qu’il possédait une deuxième arme à sa cheville…

Publié dans La chasse à l'homme de Green Moutain | Pas de Commentaires »

Première journée

Tout à commencé au mois de juin 1925.

 

La jeune fille d’un industriel connu et Boston avait été kidnappée et emmenée dans la forêt de Green Moutain au nord de Boston. Une rançon avait été demandé par les ravisseurs et un rendez-vous fixé entre ces derniers et les forces de l’ordre. Malheureusement, la situation dégénéra très vite et une fusillade éclata. Plusieurs policiers furent blessés et les ravisseurs purent s’enfuir avec la jeune femme. Le shériff du coin organisa une battue pour retrouver ces ravisseurs et retrouver cette fille le plus vite possible, avant qu’il puisse lui arriver malheur. J’ai, pour ma part, décidé de participer pour faire pour ainsi dire ma bonne action de l’année, une manière de me donner bonne conscience j’imagine. Au final, aujourd’hui encore, j’hésite encore à appréhender cette aventure comme étant la pire expérience de ma vie ou au contraire, l’instant qui a donné un sens à mon existence.

Le shériff briefa l’ensemble des personnes qui avaient répondues à l’appel à l’entrée de la forêt. Il était à peu de choses près 10 heures du matin et la battue était prévue pour midi. Je décidai de remplir ces deux heures pour me préparer. Je n’étais pas chasseur et je ne voulais prendre aucun risque. La première chose que je fis fut donc de chercher les plans de la forêt. Il était si simple de se perdre dans une nature sauvage après tout. Ma deuxième destination fut une quincaillerie afin d’acheter un poignard. Non pas que j’aimais l’idée de devoir m’en servir mais il s’agissait de criminels ayant créé un bain de sang et enlevé une jeune femme. Ne pas être armé aurait été suicidaire. Le gérant tenta de me prévenir sur la présence de fantômes dans la forêt mais, pressé comme je l’étais, je ‘y pris pas plus attention que ça.

Je retournai ensuite sur le lieu de départ de la chasse à l’homme où je fis connaissance avec les autres membres de mon groupe d’investigateurs. Thomas Apple, un homme qui suintait l’argent par tous les pores de sa peau et qui excellait également dans les explorations safari, du  moins,  c’est ce que j’ai réussi à comprendre à travers le peu de mots que nous avons échangé. Il me sembla désagréable au premier coup d’œil. En effet, j’avais à l’époque un travail modeste et je ne supportais pas l’idée qu’une personne puisse combler tous ses désirs à travers sa fortune. Le second, John Indiana, était un archéologue aventurier ou peut être était-ce l’inverse? Je ne sais plus trop et je n’ai pas eu suffisamment de contact avec lui pour me faire une opinion précise de lui. Le dernier était le détective privé Marvin… que je connaissais de réputation. En effet, j’avais lu dans un journal quelques mois auparavant que son intervention avait démantelé un réseau de KKK dans la ville de Boston. Même si j’étais d’un naturel réservé, j’ai eu du mal à cacher mon admiration et fit tout mon possible pour paraître objectif et me forger une opinion basée sur la personne et non ses actes.

Nous nous sommes mis en chemin peu de temps après, décidés à retrouver la jeune femme en vie, la sauver et traduire ses ravisseurs en justice. Mais, ce que nous ignorions, c’est que la forêt de Green Moutain grouillait de choses bien plus terrifiantes que de simples criminels et que nous allions devoir nous battre pour plus que notre vie.

Publié dans La chasse à l'homme de Green Moutain | Pas de Commentaires »


ÇA SE PASSE A EAUX-PUISEAUX |
Dontmissachance |
Duskstone |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Paravex Pills
| Estrelladelaesperanza
| ATE CLPS